Elles font face à différents types de défis d’ordre économique et social, qui nécessitent différents types de solutions.

Au Canada, même si les femmes et les filles ont parcouru beaucoup de chemin au cours des dernières décennies, un trop grand nombre d’entre elles sont encore aux prises avec la violence, la pauvreté et les stéréotypes rigides qui limitent leur potentiel.

Quatre-vingt-trois pour cent des victimes d’actes de violence conjugale déclarés par la police sont des femmes. Au Canada, plus d’un million de mères monoparentales élèvent leurs enfants dans la pauvreté. Les filles sont bombardées par les médias d’images hautement sexualisées de femmes, et un lien a été établi entre ces messages et l’apparition de graves problèmes de santé mentale chez les filles tels que les troubles de l’alimentation, une faible estime de soi et la dépression.

Au cours des vingt dernières années, nous avons compris que ces problèmes complexes d’ordre économique et social ne pouvaient être résolus sans employer une approche différenciée selon les sexes. C’est la raison pour laquelle nous investissons dans des programmes qui reconnaissent les réalités qui sont propres aux femmes : le fait qu’elles jouent souvent le rôle de principal soutien de famille, ainsi que les effets à long terme de la violence conjugale et l’impact négatif des stéréotypes sexuels rigides.

Par exemple, on ne peut aider une femme à sortir de la pauvreté simplement en lui enseignant comment rédiger un curriculum vitae, comme se bornent à le faire certains programmes. Elle aura sûrement besoin, avant toute chose, d’un soutien pour répondre à ses besoins de base comme se procurer de la nourriture et trouver un endroit où vivre avec ses enfants. Avant d’accepter un emploi, elle aura besoin d’aide pour trouver des services de garde abordables. Il arrive dans certains cas que la famille se montre hostile à l’idée qu’une femme acquière une plus grande autonomie financière, et que la femme ait besoin d’être épaulée pour composer avec ce type de tensions. Enfin, la violence conjugale peut détruire l’estime de soi des femmes, qui ont souvent besoin d’aide pour réapprendre qu’elles sont capables de réussir.

Les parcours qu’empruntent les femmes pour sortir de la pauvreté, se soustraire à la violence et reprendre confiance sont complexes. C’est la raison pour laquelle nous investissons dans des programmes conçus spécifiquement pour les femmes et les filles.