Notre approche

Lorsque l’on donne à une femme violentée la possibilité de se créer une vie meilleure, elle peut se soustraire à la violence et commencer à rebâtir sa vie. Grâce à une aide appropriée, de petits pas peuvent devenir de grandes enjambées.

Lorsque l’on enseigne aux jeunes en quoi consiste une relation saine, ils apprennent à reconnaître les signes avant-coureurs de la violence. Ils s’assurent que leurs rendez-vous amoureux se déroulent en toute sécurité. Et les écoles qui offrent les programmes rapportent une diminution de l’intimidation.

En 2011, nous contribuerons à faire cesser la violence en investissant deux millions de dollars dans les types de programmes suivants :

RELATIONS SAINES

Ces programmes offerts dans les écoles ont pour objectif de mettre un frein au cycle intergénérationnel de la violence en procurant aux jeunes une formation sur la violence dans les fréquentations, les stéréotypes sexuels et le harcèlement sexuel et en leur enseignant comment établir des relations sûres et saines.

REBÂTIR DES VIES

Les femmes qui ont échappé à la violence conjugale peuvent rebâtir leur vie en faisant appel à des services de counselling, de consultation juridique et de planification sécuritaire. Elles reçoivent de l’aide pour se trouver un endroit où vivre, et leurs enfants peuvent suivre des séances de counselling qui les aident à se remettre du traumatisme qu’ils ont vécu et contribuent à les empêcher de devenir à leur tour des victimes ou des agresseurs.

DEUXIÈME ÉTAPE

Lorsque les femmes quittent un refuge d’urgence, elles ont souvent besoin d’aide pour stabiliser leur situation et atteindre l’autonomie financière. Les maisons d’hébergement de deuxième étape comportent des logements sûrs conçus sur mesure pour ces femmes. Avec leurs enfants, celles-ci vivent dans des appartements abordables tout en bénéficiant de services gratuits offerts sur place, comme des ateliers de recherche d’emploi et des séances de counselling. Leur séjour dans ces logements dure habituellement entre six et dix-huit mois.

FONDS D’EMPRUNT

De nombreuses femmes restent avec un partenaire violent tout simplement parce qu’elles n’ont pas les moyens de vivre seules. Grâce à l’obtention de petits montants de prêts sans intérêt – service communément appelé microcrédit –, les femmes peuvent payer les premier et dernier mois de loyer, verser le dépôt de garantie pour les services de chauffage, d’électricité et de téléphone et payer d’autres frais de base pour être en mesure d’échapper à la violence.

AUTONOMISATION

Ces programmes aident les femmes et les filles qui courent le risque de subir de la violence ou des agressions sexuelles à améliorer leur sécurité et à accroître leur confiance en soi. Les femmes apprennent des stratégies de prévention de la violence et à établir leurs limites personnelles. Elles obtiennent de l’information sur les stéréotypes sexuels, les relations saines, les rapports entre l’image de soi et les troubles de l’alimentation, l’abus d’alcool ou d’autres drogues, la gestion du stress et la diversité, et apprennent à faire preuve d’esprit critique face aux messages transmis par les médias.

EXPLOITATION SEXUELLE/TRAFIC SEXUEL

Les jeunes femmes qui sont victimes d’exploitation sexuelle peuvent avoir accès à des services qui contribuent à améliorer leur sécurité et qui les aident à apporter des changements à leur mode de vie. Des groupes qui travaillent à remédier au problème de plus en plus grave qu’est le trafic sexuel au Canada offrent des séminaires éducatifs et créent de nouveaux partenariats au sein des collectivités.

CRÉATION D’UNE COMMUNAUTÉ

Un nombre croissant d’organisations communautaires mettent sur pied des réseaux qui permettent de mieux coordonner la prestation des divers services, de partager les connaissances en matière de pratiques prometteuses, d’effectuer des recherches sur les nouvelles approches de prévention de la violence et de collaborer dans la mise en œuvre de stratégies visant à mettre fin à la violence contre les femmes et les filles.