Les faits à propos des femmes et de la pauvreté

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Le Canada est un pays riche : la pauvreté y est-elle vraiment un problème ?

  • Une fois qu’aura été évalué l’ensemble des répercussions de la récente crise économique mondiale, on s’attend à ce que le nombre de Canadiennes et de Canadiens vivant dans la pauvreté soit aussi élevé que 4,8 millions. 1 Si l’on rassemblait ce nombre de personnes en un même lieu, hommes, femmes et enfants, on pourrait créer une ville deux fois plus grosse que Toronto.2
  • En moyenne, 9 % des habitants du Canada sont pauvres. Toutefois, certains groupes sont beaucoup plus susceptibles que d’autres de vivre dans la pauvreté :
    • Les femmes autochtones (membres des Premières nations, Métisses, Inuites) : 36 % 3
    • Les femmes membres d’une minorité visible : 35 % 4
    • Les femmes ayant une incapacité : 26 % 5
    • Les femmes à la tête d’une famille monoparentale : 21 % 6 (7 % des hommes à la tête d’une famille monoparentale sont pauvres) 7
    • Les femmes âgées célibataires : 14 % 8
  • Certains groupes présentent des taux de pauvreté terriblement élevés : au Manitoba, près de 70 % des enfants autochtones âgés de moins de 6 ans sont pauvres. 9
  • Comparativement à d’autres pays développés, notre taux de pauvreté est élevé : le Canada se classe au vingtième rang des 31 pays de l’OCDE. 10 Or une pauvreté élevée nuit à la compétitivité d’un pays et à la santé de sa population, et contribue à rendre la société moins égalitaire.

Pourquoi le nombre de personnes pauvres est-il si élevé au Canada ?

  • Au Canada, les gens peuvent être pauvres pour de nombreuses raisons :
    • Ils ne possèdent pas suffisamment de compétences, ni un niveau de scolarité assez élevé pour obtenir un emploi rémunérateur qui leur permettrait de vivre au-dessus du seuil de la pauvreté.
    • Il n’y a pas suffisamment de bons emplois offerts dans leur communauté.
    • Ils ont perdu leur emploi et n’arrivent pas à en trouver un autre.
    • Ils ont une incapacité physique ou mentale qui limite leur capacité de travailler.
    • Ils ont subi un accident ou sont tombés malades et ne peuvent plus travailler.
    • Ils ne peuvent se trouver un bon emploi en raison de pratiques discriminatoires en milieu de travail. Les immigrants ont souvent de la difficulté à se trouver un emploi en raison des barrières linguistiques et parce que de nombreux employeurs refusent de reconnaître la formation ou l’expérience acquises à l’extérieur du Canada, quelle que soit l’excellence des compétences des candidats.
    • Ils reçoivent des prestations d’aide sociale. Les prestataires de l’aide sociale vivent dans la pauvreté. 11 Par exemple, une femme élevant seule un enfant reçoit au total une somme de 14 829 $ par année en prestations, ce qui équivaut à seulement 1 235 $ par mois. Après avoir payé le loyer, il lui reste très peu d’argent pour acheter de la nourriture, des vêtements, des billets d’autobus, des fournitures scolaires et d’autres nécessités de base.

Comment mesure-t-on la pauvreté au Canada ?

  • La pauvreté peut être décrite en termes ABSOLUS ou RELATIFS :
    • La pauvreté absolue renvoie à un état de privation, à une situation où une personne n’a pas les moyens de se procurer des nécessités de base comme une nourriture suffisante, un logement adéquat, des vêtements et des services de transport. Selon nos recherches, 38 % des femmes qui participent à nos programmes de développement économique n’arrivent pas à subvenir aux besoins de base de leur famille. 12
    • La pauvreté relative décrit un état d’inégalité, une situation où une personne est clairement moins à l’aise que la plupart des membres de sa communauté. De nombreux ménages à faible revenu arrivent à peine à payer le loyer et la nourriture, et encore moins à payer des soins dentaires, des lunettes, des sorties scolaires, de l’équipement sportif pour les enfants, l’accès à Internet ou des médicaments sur ordonnance. Il s’agit là de choses que la plupart des gens au Canada tiennent pour acquises et considèrent comme des nécessités de base. 13
  • Nos statistiques sont calculées à partir des seuils de faible revenu (SFR) établis par Statistique Canada. 14 Les SFR servent à mesurer la pauvreté relative et les inégalités.
  • Nous nous intéressons tout particulièrement aux inégalités, car l’existence d’un écart important entre riches et pauvres peut avoir un impact dévastateur sur la santé économique globale d’un pays. Lors du Forum économique mondial de 2011, d’éminents économistes ont affirmé que l’actuelle augmentation des inégalités en matière de revenus constituait le plus important défi auquel le monde allait devoir faire face. En plus d’« exacerber l’instabilité politique », ces inégalités peuvent aussi entraîner des crises économiques : les inégalités ont atteint un sommet en 1929, puis de nouveau en 2007, immédiatement avant les deux plus importantes crises économiques des 100 dernières années. 15

Pourquoi se pencher davantage sur les femmes et la pauvreté que sur les hommes et la pauvreté ?

  • Aider les femmes pauvres revient à aider les enfants pauvres.
    • Lorsque les enfants sont pauvres, cela signifie habituellement que leur mère l’est aussi. Quatre-vingt pour cent de toutes les familles monoparentales ont une femme à leur tête. Cela équivaut à plus de un million de familles, qui comptent parmi les plus pauvres au pays. L’avoir net des familles monoparentales ayant une femme à leur tête est d’environ 17 000 $ seulement, tandis que celui des familles monoparentales ayant un homme à leur tête est d’environ 80 000 $.16 (L’avoir net englobe la valeur totale de l’ensemble des possessions comme une voiture, les meubles, les immobilisations, les économies, les actions, les REER, etc.)
    • La pauvreté rend les enfants malades. Les enfants issus de familles pauvres présentent souvent à la naissance un poids inférieur à la norme, ce qui les prédispose à des problèmes de santé plus tard dans la vie. Lorsqu’ils grandissent, les enfants vivant dans la pauvreté présentent une incidence plus élevée de problèmes tels que l’asthme, le diabète, les troubles de la santé mentale et même les maladies cardiaques.
    • Les enfants pauvres souffrent davantage de troubles de la parole et de l’audition, et obtiennent de moins bons résultats aux tests cognitifs. Il n’est pas étonnant de constater qu’ils éprouvent plus de difficultés scolaires. Selon les recherches, les enfants issus de familles à faible revenu « éprouvent une motivation moindre à apprendre, accusent un retard de développement cognitif, obtiennent des notes inférieures, participent moins aux activités parascolaires, ont des aspirations de carrière moins élevées, connaissent des interruptions dans la fréquentation scolaire, fréquentent moins les universités, courent un risque accru d’analphabétisme et présentent des taux de décrochage supérieurs ». 17
  • La pauvreté peut compromettre la sécurité des femmes.
    • Les femmes qui quittent leur partenaire pour élever leurs enfants seules sont plus de cinq fois plus susceptibles de vivre dans la pauvreté que si elles restent dans cette relation. 18
    • De nombreuses données indiquent que les femmes violentées restent parfois dans une relation marquée par la violence car elles savent que si elles partaient, elles basculeraient, ainsi que leurs enfants, dans la pauvreté.19

Pourquoi les femmes sont-elles plus susceptibles d’être pauvres ?

  • Les femmes sont plus susceptibles d’être pauvres que les hommes pour deux raisons principales :
  • Les femmes consacrent plus de temps au travail non rémunéré, ce qui leur laisse moins de temps pour le travail rémunéré.
    • Chaque jour, les hommes et les femmes travaillent environ le même nombre d’heures, mais les femmes accomplissent beaucoup plus de travail non rémunéré (travail ménager, soins aux enfants, préparation des repas, soins aux aînés, etc.). 21 Les femmes consacrent environ 4,2 heures par jour au travail non rémunéré, tandis que les hommes en accomplissent environ 2,2 heures. 22 Les pères au foyer consacrent moins de temps aux soins aux enfants (moins de 1,6 heure par jour) que les mères au foyer (3,1 heures par jour). 23
  • En plus d’accomplir ces tâches domestiques, 70 % des femmes ayant des enfants âgés de moins de six ans travaillent à l’extérieur. Les femmes sont donc beaucoup plus susceptibles que les hommes de s’absenter du travail en raison de leurs responsabilités familiales. 24
  • Pour pouvoir assumer leurs responsabilités domestiques, de nombreuses femmes optent pour des emplois à temps partiel, saisonniers, contractuels ou temporaires. Malheureusement, la plupart de ces postes sont faiblement rémunérés, n’offrent aucune sécurité d’emploi, offrent peu de possibilités d’avancement et ne comportent aucun régime d’assurance-maladie.
  • Soixante-dix pour cent des employés à temps partiel sont des femmes, 25 et les femmes constituent 66 % des personnes travaillant au salaire minimum. 26
  • Au Canada, la plupart des femmes pauvres travaillent, mais ne gagnent pas suffisamment d’argent pour se sortir de la pauvreté, parce qu’elles sont cantonnées dans des emplois faiblement rémunérés et précaires. 27
  • Le manque de services de garde abordables au Canada – et l’absence, dans les milieux de travail, de politiques telles que les horaires flexibles et les congés parentaux – force souvent les femmes à faire des choix de carrière qui limitent grandement leur capacité de gain. C’est la raison pour laquelle nombre de femmes refusent les heures supplémentaires et les promotions, et optent pour des carrières dans des domaines où ont été établies des politiques tenant compte des besoins des familles. En raison de leurs responsabilités domestiques, les femmes ont aussi plus de difficulté à retourner aux études ou à suivre des ateliers de formation qui pourraient contribuer à faire progresser leur carrière.
  • Les femmes qui interrompent leur carrière pour s’occuper de leurs enfants ou d’autres membres de leur famille présentent des gains beaucoup moins élevés : une étude indique que les femmes âgées de quarante ans qui interrompent leur carrière pendant une période de plus de trois ans pour un congé de maternité gagnent environ 30 % de moins que les femmes sans enfant. 28
  • La double charge de travail que constituent les tâches domestiques et le travail rémunéré force de nombreuses femmes à sacrifier leur sécurité financière à long terme. C’est là un très gros prix à payer pour être mère.
  • Les femmes subissent une discrimination salariale fondée sur le sexe.
    • Les femmes travaillant à temps plein gagnent environ 71 cents pour chaque dollar touché par leurs homologues masculins. 29
    • Certaines personnes affirment que cet écart s’explique par le fait que les femmes ne peuvent pas ou ne souhaitent pas travailler autant d’heures que les hommes. Or cet écart salarial persiste même lorsque l’on compare les salaires horaires : les femmes gagnent en moyenne 17,96 $ l’heure comparativement à 21,43 $ pour les hommes, ce qui signifie que les femmes gagnent 83,8 % du salaire horaire des hommes. 30
      • L’écart salarial persiste également même lorsque les femmes possèdent le même niveau de scolarité et la même expérience que les hommes : elles gagnent toujours un salaire moindre. Même si aujourd’hui, un plus grand nombre de femmes que d’hommes obtiennent un diplôme universitaire, elles ne gagnent toujours pas autant qu’eux. Les femmes titulaires d’un diplôme universitaire gagnent en moyenne 62 800 $, tandis que leurs homologues masculins gagnent 91 800 $. 31
  • Le problème est en partie attribuable au fait que les emplois qui sont traditionnellement occupés par des femmes sont moins rémunérateurs que ceux traditionnellement occupés par des hommes. Et cela est vrai « quelle que soit la valeur du travail pour l’employeur ou le consommateur ». 32 Plus un emploi est considéré comme un « travail de femme », moins il est lucratif.

L’écart salarial entre les hommes et les femmes est-il vraiment si important ?

  • Étant donné que les femmes accomplissent la plus grande partie du travail domestique et subissent toujours une discrimination salariale, il n’est pas étonnant que le revenu total qu’elles gagnent au cours de leur vie soit très inférieur à celui des hommes.
  • En 2007, les gains totaux réalisés par les hommes au cours de leur vie étaient évalués en moyenne à 803 000 $. En moyenne, les femmes gagnent environ 65 % de ce montant, soit 519 600 $. Si le revenu gagné par les femmes au cours de leur vie est plus élevé aujourd’hui que dans les années 1970, l’écart salarial semble vouloir persister. Il est donc peu probable que les gains moyens réalisés par les femmes au cours de leur vie arrivent jamais à égaler ceux des hommes.
  • En raison de leur capacité de gain moindre, les femmes courent un très grand risque de tomber dans la pauvreté si elles ont des enfants et qu’elles se séparent, divorcent ou deviennent veuves. Elles sont moins en mesure de mettre de l’argent de côté en prévision de leur retraite et plus susceptibles de vivre dans la pauvreté lorsqu’elles atteignent le troisième âge. Et comme nous l’avons mentionné précédemment, la peur de basculer dans la pauvreté fait en sorte que bien des femmes restent dans des relations marquées par la violence, en dépit des dangers que cela représente.
  • Il est vrai que de nos jours, bien des femmes mènent des carrières exigeantes et réussissent brillamment. Toutefois, les femmes qui arrivent à occuper les échelons les plus élevés des entreprises ont habituellement un partenaire qui prend en charge la plus grande partie du travail domestique et de la garde des enfants. 33
  • Le fait de travailler à l’extérieur tout en étant responsables de la plus grande partie du travail domestique a des répercussions négatives sur la santé à long terme des femmes. Selon Statistique Canada, les femmes de tous âges sont plus susceptibles que les hommes de déclarer que la plupart de leurs journées de travail sont « assez stressantes ou extrêmement stressantes ». 34
  • On compte aujourd’hui au Canada deux fois plus de femmes occupant un emploi rémunéré qu’il y a trente ans. 35 Cela représente l’un des plus importants changements sociaux à survenir au cours du siècle dernier. Toutefois, étant donné que les gouvernements et les employeurs n’ont pas su apporter une réponse adéquate à cette nouvelle réalité, les femmes se trouvent dans une position extrêmement désavantageuse. Les femmes « ne peuvent tout simplement pas participer au marché du travail sur un pied d’égalité avec les hommes ». 36 Selon Développement des ressources humaines Canada, « l’un des principaux obstacles à l’égalité entre les sexes a été l’incapacité du milieu du travail et des institutions sociales, qui gravitaient jadis autour de la famille traditionnelle où l’homme subvenait aux besoins, de suivre l’évolution des tendances sur le marché du travail ». 

Quelle est la meilleure façon d’aider une femme à sortir de la pauvreté ?

  • Dans le but de faire de l’égalité économique des femmes une réalité, la Fondation canadienne des femmes mobilise les organisations œuvrant au sein des communautés afin de mettre en commun les résultats des recherches, les compétences, ainsi que les pratiques les plus prometteuses permettant de sortir les femmes à faible revenu de la pauvreté.
  • Nous investissons aussi dans des programmes communautaires qui aident les femmes à accroître leur revenu en démarrant une petite entreprise, en apprenant un métier spécialisé ou en travaillant dans le cadre d’un stage en milieu de travail.
  • Dans le cadre des programmes que nous finançons, les femmes apprennent à connaître leurs forces et leurs compétences et à s’appuyer sur leurs atouts pour aller de l’avant. Cette approche positive fondée sur les « avoirs » évite de créer une dépendance à long terme et contribue à bâtir chez les femmes un sentiment de confiance en soi, outil essentiel pour amorcer le difficile cheminement hors de la pauvreté. Nos programmes offrent aux femmes des services sur mesure juste-à-temps, que leurs priorités immédiates soient l’obtention de nourriture et d’un logement, la capacité d’établir un budget, l’élaboration d’objectifs personnels, l’établissement d’un plan d’affaires, l’apprentissage d’un métier ou le jumelage avec un mentor. Notre objectif est de les aider à mettre en place une base solide qui englobe un logement stable, des services de garde, des compétences axées sur l’emploi, de la confiance en soi, des connaissances financières, un solide réseau social et une famille qui apporte son aide.
  • Grâce à cette approche, la Fondation canadienne des femmes a aidé des centaines de femmes de tous les coins du Canada à sortir de la pauvreté. Au fur et à mesure qu’elles progressent dans cette démarche, les femmes apportent une contribution de plus en plus importante à l’économie du Canada et bâtissent peu à peu un avenir plus sûr pour elles-mêmes et leurs enfants.
1. Calcul effectué à partir de la période commençant en 2008, lorsqu’un peu plus de 3 millions de Canadiens vivaient dans la pauvreté. Données tirées de l’ouvrage The Problem Of Poverty Post-Recession, Armine Yalnizyan, Centre canadien de politiques alternatives, août 2010, p. 3,
2. Au moment du recensement de 2006, 2 503 281 personnes vivaient dans la ville de Toronto (composée des anciennes municipalités d’East York, d’Etobicoke, de North York, de Scarborough, de Toronto et de York).
3. Basé sur des données de l’année 2000. Femmes au Canada – Rapport statistique fondé sur le sexe, cinquième édition, 2006, p. 211.
4. Ibid., p. 267.
5. Ibid., p. 312.
6. Cara Williams, Femmes au Canada : rapport statistique fondé sur le sexe – Bien-être économique, Statistique Canada, décembre 2010, p. 21
7. Ibid., p. 21.
8. Basé sur des données de 2007. Monica Townson, Women’s Poverty and the Recession, Centre canadien de politiques alternatives, septembre 2009, p. 11
9. Kevin Rollason, « Child poverty capital: 68% of aboriginal kids poor, report card states », Winnipeg Free Press, 26 novembre 2010
10. Organisation de coopération et de développement économiques, OECD Factbook 2010: Economic, Environmental and Social Statistics – Poverty Rates and Poverty Gaps
11. La seule province où les taux de prestations d’aide sociale se trouvent au-dessus du seuil de pauvreté est Terre-Neuve-et-Labrador, ces prestations se chiffrant à 19 297 $ par an pour un chef de famille monoparentale ayant un enfant à charge. Voir Welfare Incomes 2009 – Postcards, National Council on Welfare
12. Fondation canadienne des femmes, Au-delà de la survie : aider les femmes à effectuer une transition hors de la pauvreté, 2010.
13. Voir par exemple Rachel Singer, The Impact of Poverty on the Health of Children and Youth, Faculté de travail social, University of Toronto, avril 2003, p. 11-12
14. Les statistiques utilisées à la Question 1 se fondent sur les seuils de faible revenu (SFR) établis par Statistique Canada. Les SFR correspondent à des « seuils » de revenu qui varient en fonction de la taille des familles, de la population de la communauté et d’autres facteurs. Les familles qui se trouvent en deçà du SFR doivent consacrer une part plus importante de leur revenu qu’une famille moyenne à l’achat de nécessités de base. Les SFR ont été initialement conçus pour mesurer la pauvreté relative, mais certains chercheurs affirment qu’ils devraient dorénavant être utilisés pour mesurer la pauvreté absolue parce que leur seuil de calcul de base n’est plus mis à jour. Voir Andrew Mitchell et Richard Shillington, Are Statistics Canada’s Low-Income Cutoffs an absolute or relative poverty measure?, non daté
15. Philip Aldrick, « Davos WEF 2011: Wealth inequality is the “most serious challenge for the world” », The Telegraph, 26 janvier 2011
16. On parle ici de l’avoir net médian. Voir Femmes au Canada : rapport statistique fondé sur le sexeBien-être économique, p. 23.
17. Fédération canadienne des enseignantes et des enseignants, Appuyer l’éducation, c’est bâtir le Canada – la pauvreté des enfants et les écoles, 2009, p. 2
18. Monica Townson, Canadian women on their own are poorest of the poor, Centre canadien de politiques alternatives, 8 sept. 2009
19. Jane Gurr et autres, Défaire les liens entre la pauvreté et la violence faite aux femmes, Centre national d’information sur la violence dans la famille, Agence de la santé publique du Canada, 2008
 
21. Veerle Miranda, Cuisine, soin, bénévolat : le travail non rémunéré dans le monde, Organisation de coopération et de développement économiques, mars 2011, p. 19
22. Derek Abma, « Women carry the load of unpaid work in rich nations », Vancouver Sun, 5 mars 2011.
23. Cuisine, soin, bénévolat : le travail non rémunéré dans le monde, p. 19.
24. Femmes au Canada, p. 113.
26. Ibid., p. 5.
27. Voir par exemple Dominique Fleury et Myriam Fortin, Lorsque travailler ne suffit pas afin d’échapper à la pauvreté : une analyse de la pauvreté chez les travailleurs au Canada, Groupe de recherche sur les politiques, Ressources humaines et Développement social Canada, août 2006, accessible en ligne à f. Voir aussi Stuart Murray et Hugh Mackenzie, Bringing Minimum Wages Above the Poverty Line, Centre canadien de politiques alternatives, mars 2007,
28. Statistique Canada, « Étude : Gains des femmes ayant des enfants et des femmes sans enfant », Le Quotidien, 24 mars 2009, consulté le 8 avril 2010,
29.  Statistique Canada, « Femmes au Canada : bien-être économique », Le Quotidien, 16 décembre 2010
30. Congrès du travail du Canada, Les femmes dans la population active : encore loin de l’égalité, 2008, p. 12
31. Statistique Canada, « Femmes au Canada : bien-être économique », Le Quotidien, 16 décembre 2010.
32.  Equal Pay Coalition, What is Pay Equity?
33. Liz Bolshaw, « Halving the Double Burden », blogue Women at The Top, 14 mars 2011
34. En 2006, près de 60 % de toutes les femmes de plus de 15 ans faisaient partie de la main-d’œuvre rémunérée, comparativement à 68 % de tous les hommes de plus de 15 ans. Tiré de Femmes au Canada : rapport statistique fondé sur le sexe, Statistique Canada, 2006, cinquième édition, p. 107.
35. Conseil économique des femmes, If Women Mattered: The Case for Federally Funded Women-Centred Community Economic Development, 2010, p. 5.
36. Développement des ressources humaines Canada, L’égalité entre les sexes sur le marché du travail – Étude bilan, rapport final, octobre 2002, p. 1.