30 ANS VERS

LA JUSTICE DE GENRE

Rapport d’impact 2019-2021

« Tant que nous n’aurons pas toutes réussi, aucune de nous n’aura réussi. »

Madame Rosemary Brown (1930-2003), première femme noire élue à une assemblée provinciale législative au Canada et une des mères fondatrices de la Fondation canadienne des femmes

La Fondation canadienne des femmes : 30 ans d’impact

L’année 2021 marque le 30e anniversaire de la création de la Fondation canadienne des femmes par des pionnières ayant pour vision un Canada égalitaire. Elles ont entamé le parcours. Aujourd’hui, vous continuez à soutenir leurs efforts en cette période cruciale.

La Fondation est un chef de file national dans le mouvement vers l’égalité des genres. Par des activités de financement, de recherche, de défense des droits et de partage d’informations, nous contribuons à la réalisation de changements systémiques. Nous aidons les femmes, les filles et les personnes de diverses identités de genre à sortir de la violence et de la pauvreté et à gagner en confiance et en leadership. Depuis 1991, nos généreux donateurs et partenaires ont investi plus de 150 millions de dollars pour financer plus de 2 500 programmes qui transforment des vies partout au Canada.

Rencontrez nos pionnières féministes fondatrices

Rosemary Brown
Rosemary Brown a été la première femme noire élue membre d’une assemblée législative provinciale au Canada. Elle a également été la première femme au Canada à se présenter à la direction d’un parti politique fédéral canadien. En savoir plus sur nos mères fondatrices.
Mary Eberts
« J’ai appris que peu importe notre niveau d’engagement envers le bien-être de nos mères, de nos sœurs et de nos filles, c’est souvent le financement qui fait toute la différence. C’est pourquoi, pour moi, la Fondation canadienne des femmes est si indispensable. J’espère qu’elle continuera de nous communiquer son énergie afin que notre force puisse s’accroître et notre vie s’améliorer. »
En savoir plus sur nos mères fondatrices.
Dawn Elliot
Dawn Elliot a participé activement au développement initial de Lupus Canada, un organisme de bienfaisance national qui se consacre à l’amélioration des conditions de vie des personnes vivant avec cette maladie auto-immune. Elle est aussi l’ancienne présidente et membre du conseil d’administration d’Ability Online. En savoir plus sur nos mères fondatrices.
Nancy Ruth
« La Fondation canadienne des femmes a été fondée pour s’attaquer à la discrimination historique et systémique à l’égard des femmes, découlant du patriarcat et de sa hiérarchie des droits… Je lui souhaite bonne chance et je l’incite à continuer de remédier à cette situation par des moyens qui ne reposent pas sur des hiérarchies de quelque nature que ce soit, mais plutôt par des moyens qui étendent les droits au lieu de les limiter. » En savoir plus sur nos mères fondatrices.
Kay Sigurjonsson
Kay Sigurjonsson a été directrice générale associée de la Federation of Women Teachers’ Associations of Ontario et membre fondatrice du Comité canadien d’action sur le statut de la femme, en 1972. En savoir plus sur nos mères fondatrices.
Julie White
« Depuis 30 ans, la Fondation joue un rôle essentiel dans la promotion de l’égalité des genres. Bien que dans l’ensemble le progrès économique des femmes ait été cahoteux, cela n’a jamais été aussi évident que pendant la pandémie. Le rôle des femmes comme proches aidantes ainsi que la nature du travail traditionnel des femmes ont entraîné un taux de perte d’emploi près de deux fois supérieur à celui des hommes. » En savoir plus sur nos mères fondatrices.
Susan Woods
« Après 30 ans, la Fondation se bat toujours en faveur des droits à l’égalité, soutient toujours les femmes et les filles, favorise toujours l’évolution progressive de la justice sociale. Comme vous, je suis fière de ce qu’elle a accompli. Son succès témoigne du besoin qui existait déjà, il y a 30 ans. Relevez de nouveaux défis, il y a encore beaucoup à faire! » En savoir plus sur nos mères fondatrices.
Elizabeth Stewart
« Le travail de la Fondation est plus important que jamais, comme le démontre l’impact disproportionné de la pandémie sur les femmes. La vulnérabilité professionnelle des femmes, le fardeau des soins non rémunérés et la recrudescence de la violence domestique ont eu un effet régressif important sur le statut des femmes, et ce, avec des conséquences durables. » En savoir plus sur nos mères fondatrices.

Notre monde a radicalement changé depuis un an et demi

Headshot of Paulette Senior Les effets de l’injustice de genre touchent chacun de nous. Des enjeux sous-jacents se manifestent tous les jours, qu’il s’agisse d’urgences climatiques, de racisme systémique, de pauvreté, de colonisation, de disparités en matière de santé ou de manque d’accès aux aides sociales.

Il n’est pas possible de revenir en arrière.

D’une certaine manière, c’est une bonne chose. Des gens comme vous réclament des soins communautaires et des changements systémiques en faveur des femmes de divers horizons, des filles et des personnes bispirituelles, trans et non binaires. Vous voulez non seulement traiter les symptômes de nos problèmes régionaux et nationaux, mais aussi apporter des réformes systémiques afin d’aider les familles et des communautés entières partout au pays.

Pourtant, les années 2020 et 2021 m’ont fait réfléchir. Trente ans de gains en matière d’égalité des genres sont en jeu au Canada. Les iniquités continuent de porter atteinte à la dignité humaine et à la qualité de vie de façon retentissante. La prochaine étape dépend de nous. Sommes-nous prêts à relever le défi?

En travaillant ensemble, nous pouvons y arriver. Cette communauté persévérante est une force sur laquelle on peut compter. Au cours des 18 derniers mois, vous avez fait preuve d’une générosité et d’une passion tout à fait extraordinaires. Vous avez démontré qu’en situation de crise, nous pouvons nous soulever pour apporter un apaisement à court terme et un changement durable.

Je me réjouis de savoir qu’il y a 30 ans, la Fondation canadienne des femmes a été fondée par des femmes qui étaient persuadées que nous pourrions surmonter d’énormes défis. Aujourd’hui, leur conviction vous habite toujours.

Merci de vous battre pour la justice de genre, non pas malgré ces temps difficiles, mais à cause d’eux. Vous savez que c’est la clé d’un avenir meilleur pour nous tous.

Bien sûr, il n’y a pas de vaccin contre l’injustice. Ce que nous faisons aujourd’hui se répercutera sur plusieurs années à venir. Les efforts que vous déployez pour promouvoir la justice de genre en 2022, et au-delà, comptent plus que jamais.

Veuillez accepter toute ma reconnaissance.

Paulette Senior
Présidente et directrice générale
Fondation canadienne des femmes

Action persévérante, aujourd’hui et à l’avenir :

1. Continuer à subventionner les partenaires locaux pour offrir des programmes qui transforment des vies dans chaque province et territoire.
2. Aider des milliers de femmes, de filles et de personnes de diverses identités de genre à sortir de la violence et de la pauvreté et à gagner en confiance et en leadership.
3. Établir des priorités et des plans stratégiques actualisés afin que la Fondation réponde aux préoccupations actuelles du Canada en matière de justice de genre.
4. Fournir à une communauté renforcée et croissante de donateurs, de partenaires et de souscripteurs plus de possibilités d’agir.

Décolonisation et fin du racisme systémique : Un effort continu

La Fondation canadienne des femmes et les organismes qu’elle soutient mènent leurs activités sur les territoires traditionnels des Premières Nations, des Métis et des Inuits.

Nous sommes reconnaissantes de la chance qui nous est donnée de nous réunir et de travailler sur ces terres. Nous savons toutefois que les reconnaissances territoriales ne suffisent pas. Nous devons constamment rechercher la vérité, la réconciliation, la décolonisation et les alliances dans le cadre d’efforts continus pour redresser l’ensemble de nos relations.

  • La Fondation s’est engagée à appuyer les efforts des Autochtones en faveur du changement systémique et de la justice par l’entremise de partenariats communautaires, de subventions et d’initiatives visant à modifier des politiques.
  • Nous avons signé la Déclaration d’action de la communauté philanthropique, rédigée par le Cercle sur la philanthropie et les peuples autochtones du Canada.
  • Les appels à l’action et à la justice lancés par la Commission de vérité et réconciliation du Canada et l’Enquête nationale sur les femmes et les filles autochtones disparues et assassinées orientent nos plans et notre travail.
  • Nous mettons en œuvre un plan opérationnel pluriannuel à l’échelle de l’organisation pour lutter contre le racisme systémique. Plus précisément, il met l’accent sur le racisme envers les Noirs et les Autochtones ainsi que sur les mesures d’évaluation de nos progrès.

Remerciements du conseil d’administration

Angela Johnson, Chair of the Board of Directors, Canadian Women's Foundation Au nom du conseil d’administration, je tiens à vous remercier sincèrement d’avoir tant aidé les femmes, les filles et les personnes de diverses identités de genre à sortir de la violence et de la pauvreté et à gagner en confiance et en leadership.

Plus que jamais, nous devons concentrer nos efforts sur l’essentiel : prendre soin les uns des autres.

La crise à laquelle nous avons été confrontés nous a obligés à repenser nos priorités et à envisager ce qui est sous-estimé. Les effets à long terme de la discrimination et des barrières sociales sur les femmes et les communautés les plus vulnérables sont clairement définis.

Je vous remercie d’avoir agi comme vous l’avez fait tout en reconnaissant que promouvoir la justice de genre signifie poursuivre un large éventail de changements systémiques nécessaires pour faire du Canada un meilleur pays pour nous tous.

Vous accélérez le mouvement.

Merci de permettre à la Fondation de jouer son rôle unique de fondation publique canadienne pour l’égalité des genres et de leader national éclairé en matière de justice de genre.

Angela Johnson
Présidente du conseil d’administration
Fondation canadienne des femmes

À la mémoire de Sarah Robinson (1986-2021)

Sarah Robinson Sarah Robinson était membre des Premières Nations de Fort Nelson et de Saulteau dans le territoire du Traité no 8. Fière belle-mère et tante de plusieurs neveux et nièces, elle était éducatrice et ardente défenseure des droits des femmes autochtones. Mme Robinson a été membre de notre conseil d’administration pendant une courte période. Nous aurions aimé avoir plus de temps pour mieux connaître cette femme inspirante. Nous exprimons nos plus sincères condoléances à ses proches et à sa communauté. Lisez son profil dans CBC News (en anglais) et regardez sa présentation Indigenous Women and the Story of Canada (en anglais) sur The WalrusTalks 2017.

Merci, Conseil d’administration de la Fondation canadienne des femmes

Nous sommes reconnaissantes envers nos distingués membres du conseil d’administration qui mettent au service de notre travail leur expertise issue de diverses sphères, industries, régions et communautés. Nous remercions également les nombreux bénévoles membres de nos comités qui orientent l’octroi de nos subventions.

Membres actuels du conseil

  • Angela Johnson, présidente du conseil, ancienne vice-présidente; directrice, communications internes et relations stratégiques, gouvernement de la Nouvelle-Écosse
  • Laurie Clarke, vice-présidente du conseil; stratège et consultante en collecte de fonds
  • Dr. Ramona Lumpkin, vice-présidente du conseil; présidente honoraire, Université Mont Saint-Vincent
  • Lisa O’Connor, trésorière du conseil; vice-présidente, finances, Superior Plus
  • Laurie Young, secrétaire du conseil; consultante, instructrice
  • Dre Dawn Lavell-Harvard, directrice, « Maison du savoir » des Premiers Peuples, Université Trent
  • Jas Hothi, associée, Ernst & Young s.r.l./S.E.N.C.R.L.
  • Sarah Mariani, participante, Girls on Boards, G(irls)20; associée principale de projet, projets numériques chez MaRS Discovery District
  • Peggy Moss, auteure, écrivaine
  • Meenu Sikand, responsable de la diversité, Holland Bloorview Kids Rehabilitation Hospital
  • Olivia Sobey, avocate, Empire Company Limited/ Sobeys Inc.
  • Sandy Vander Ziel, associée, Dunphy Best Blocksom LLP

Anciens membres du conseil

  • Dre Kristin Blakely, ancienne présidente et coprésidente du conseil; chercheuse principale, L’École d’Affaires publiques et internationales de Glendon; directrice de cours, département de sociologie, Collège Glendon, Université York
  • Jody Johnson, ancienne coprésidente et vice-présidente du conseil; avocate générale associée, TC Energy
  • Paula J. Smith, CPA, CA, ancienne secrétaire du conseil; associée, directrice nationale; Prix de l’Entrepreneur de l’année EY, Ernst & Young s.r.l./S.E.N.C.R.L.
  • Hafsah Asadullah, participante, Girls on Boards, G(irls)20; étudiante à l’université
  • Marilyn Roycroft, ancienne secrétaire du conseil; retraitée, consultante
  • Danielle Bisnar, avocate et associée, Cavalluzzo LLP
  • Jennifer Flanagan, présidente et directrice générale, Actua
  • Tammy Harkey, présidente, Native Education College
  • Shawna Paris-Hoyte, QC, avocate, travailleuse sociale, Université Dalhousie
  • Sarah Robinson, chef de la direction et fondatrice, Rainwatch Consulting

* La présente liste inclut les membres du conseil qui ont siégé du 1er septembre 2019 au 31 mars 2021.

Vous appuyez la relance genrée pour aider tout le monde

La pandémie a frappé le Canada en mars 2020. Son impact disproportionné sur les femmes et les communautés marginalisées s’est fait sentir presque immédiatement. Les organismes pour les femmes et l’égalité des genres, bénéficiaires de subventions de la Fondation canadienne des femmes, ont été pris de court par l’augmentation soudaine des besoins communautaires. Leurs services étaient plus essentiels que jamais, mais ils avaient du mal à poursuivre leurs activités.

Défis de la pandémie, de la bouche des partenaires bénéficiaires

« Les communautés qui éprouvaient déjà des difficultés sont confrontées aujourd’hui à un tas de problèmes… Ce qui m’inquiète vraiment, c’est qu’après la pandémie, on s’attend à ce qu’une foule de personnes se trouvent dans le besoin. »

Cheryl Bujold, directrice générale, Dragonfly Counselling & Support Centre, Bonnyville (Alberta)
« Les niveaux d’anxiété dans le refuge sont très, très élevés pour les résidents et le personnel. »
Dara Rayner, gestionnaire des opérations, Anderson House, Charlottetown (île du Prince-Édouard)
« Nous avons besoin de fonds et de ressources pour pouvoir alterner… À une époque où les risques de préjudice augmentent, nous devons accroître les facteurs de protection et non les supprimer. »
Stephanie Klassen, directrice générale, Survivor’s Hope Crisis Centre, Pinawa, Manitoba
« Les familles en milieu rural peuvent être amenées à donner la priorité à l’utilisation de l’internet pour des raisons financières et pour le travail à domicile avant d’accéder aux services et de créer des liens éducatifs et sociaux… Se sentir isolées, piégées et seules sont des préoccupations que nous avons entendues localement. »
Caitlin MacDonald, coordonnatrice du programme pour filles, Community Resource Centre, Killaloe, Ontario

Donateurs et partenaires ont agi rapidement et généreusement

En avril 2020, nos souscripteurs ont fait preuve d’une grande générosité. En l’espace de quelques mois, vous avez généreusement donné plus de 600 000 $ au Fonds Les Persévérantes ensemble, ce qui a aidé les programmes d’égalité des genres à continuer de soutenir les femmes, les filles et les personnes de diverses identités de genre à sortir de la violence et de la pauvreté et à gagner en confiance et en leadership.

Les partenaires bénéficiaires de partout au Canada ont exprimé leur profonde gratitude. Comme l’a si bien dit Julia Grady, directrice générale de 10C Shared Space, à Guelph (Ontario), votre soutien a comblé l’insuffisance subite de ressources financières et « plus important encore, il nous a donné le COURAGE de poursuivre le travail commencé et d’apporter des changements sociaux ».

Grâce à notre partenariat avec le gouvernement fédéral, des subventions d’urgence ont été distribuées dans tout le pays afin que les fournisseurs de services locaux puissent faire face à l’augmentation soudaine de besoins et continuer à aider les femmes, les filles et les personnes de diverses identités de genre à sortir de la violence et de la pauvreté et à gagner en confiance et en leadership au cours de la pandémie.

Entre avril 2020 et août 2021, nous avons accordé plus de 43 millions de dollars pour subventions d’urgence à des programmes et organismes de justice de genre.

Parmi les organismes qui ont reçu ce soutien essentiel, mentionnons SOFIA House en Saskatchewan, HOPE Outreach en Colombie-Britannique et South Asian Women’s Centre en Ontario, pour n’en citer que quelques-uns. L’impact a été énorme. Par exemple, la Calgary Immigrant Women’s Association a enregistré une augmentation de 50 % du nombre d’appels pendant la pandémie. Grâce à la subvention reçue, l’association a augmenté ses effectifs pour répondre aux besoins, offrir plus de services de counseling et de soutien, et raccourcir sa liste d’attente.

Impacts genrés de la pandémie au Canada

  • Mars 2020 : Les femmes représentent 63 % du million d’emplois perdus et 70 % des pertes subies par les travailleuses âgées de 25 à 54 ans (Statistique Canada).
  • Avril 2020 : Une femme sur dix déclare être très ou extrêmement préoccupée par la possibilité de violence au foyer (Statistique Canada). La participation des femmes au marché du travail chute à 55 % pour la première fois depuis le milieu des années 1980 (Services économiques RBC).
  • Mai 2020 : Les immigrantes ayant fait des études universitaires connaissent les taux de chômage les plus élevés, soit un taux de 7,3 points de pourcentage supérieur à celui de l’année précédente (Statistique Canada).
  • Juin 2020 : Entre mars et juin, les appels au service de police liés à des querelles de ménage augmentent de 12 % (Statistique Canada).
  • Juillet 2020 : L’écart entre les pères et les mères qui retournent au travail passe de 0,8 à 7,3 points de pourcentage pour les parents dont les enfants sont d’âge scolaire (Politique publique canadienne).
  • Août 2020 : Au Canada, 63 % des personnes sont préoccupées par le fait que les femmes sont davantage exposées à la COVID-19 en raison de leur travail dans le secteur des soins de santé et des services à haut risque (Fondation canadienne des femmes).
  • Septembre 2020 : Presque les trois-quarts (71 %) des femmes canadiennes déclarent se sentir plus anxieuses, déprimées, isolées, surmenées ou malades parce qu’elles doivent assumer davantage de tâches non rémunérées en raison de la COVID-19 (Oxfam).
  • Octobre 2020 : De juin à octobre, les refuges et les maisons de transition notent une augmentation de 61 % des appels (Hébergement femmes Canada).
  • Novembre 2020 : Le nombre de mères qui ont travaillé moins de la moitié de leurs heures habituelles a grimpé de 55 % par rapport à l’année précédente. Les responsabilités liées à la garde des enfants sont citées comme principale raison (Statistique Canada).
  • Décembre 2020 : Le taux de chômage des femmes de couleur atteint 10,5 % contre 6,2 % pour les femmes blanches (Statistique Canada).
  • Janvier 2021 : Les femmes sont plus susceptibles de déclarer que leur santé mentale est mauvaise ou très mauvaise, surtout entre 18 et 34 ans (Léger et Association d’études canadiennes).
  • Février 2021 : Depuis l’année dernière, dix fois plus de femmes que d’hommes ont quitté la population active (Services économiques RBC).
  • Mars 2021 : En 2020, la recherche montre que 160 femmes et filles ont été tuées pour cause de violence conjugale. Nous avons besoin de plus de données, mais cette hausse par rapport à 2019 est un drapeau rouge (Observatoire canadien du féminicide pour la justice et la responsabilité).
  • Avril 2021 : Un pourcentage disproportionné de femmes (53,7 %) est affecté par les pertes d’emploi liées à la pandémie, car un grand nombre d’entre elles travaillent dans des secteurs gravement touchés comme celui des services. Sur les 2,7 millions d’emplois perdus en avril 2020 par rapport à l’année précédente, par exemple, 75,6 % figuraient dans le secteur des services (Statistique Canada).
  • Mai 2021 : Au Canada, près de la moitié (46 %) des mères disent avoir atteint leur point de rupture après avoir supporté un fardeau excessif pendant des mois en raison de la pandémie (Fondation canadienne des femmes).
  • Juin 2021 : L’emploi dans les services de garde d’enfants a fortement diminué (-21 %) pendant la pandémie, ce qui a eu des répercussions sur une main-d’œuvre composée principalement de femmes (97 %), ainsi que d’immigrantes (27 %) et de résidentes non permanentes (4 %) (Statistique Canada).
  • Juillet 2021 : Plus de la moitié des jeunes Canadiens et près des deux tiers des jeunes femmes estiment que leurs niveaux d’anxiété, de dépression et de stress sont plus élevés aujourd’hui qu’au début de la pandémie de COVID-19 (Projet Prospérité).
  • Août 2021 : La majorité des parents, à savoir 67 % des parents de filles et 61 % des parents de garçons, sont préoccupés par le fait que leurs enfants ont manqué l’occasion d’acquérir de saines compétences en matière de résolution de conflits pendant la pandémie (La Fondation des femmes canadiennes).

Alors que le Canada est aux prises avec la pandémie de COVID-19, nombreux sont ceux qui souhaitent revenir à la « normale » le plus rapidement possible.

Toutefois, la « normalité » est profondément viciée, en particulier pour les femmes, les filles et les personnes bispirituelles, trans et non binaires.

La pandémie met en lumière des vérités brutales.

Il est « normal » que les personnes qui subissent les pires inégalités soient les plus touchées, notamment les femmes, les personnes âgées vulnérables, les personnes à faible revenu, les communautés noires, autochtones et racialisées, les personnes handicapées, les personnes qui s’identifient comme 2SLGBTQI+ et les personnes immigrantes, migrantes ou sans-papiers.

Il est « normal » pour les personnes qui vivent les pires problèmes de ne pas avoir leur mot à dire pour les résoudre.

Il est « normal » d’envisager l’égalité comme « bon de l’avoir », mais pas comme une caractéristique essentielle d’une société saine.

Il est « normal » d’accorder aux personnes les plus vulnérables de la société la plus faible priorité en matière de soins.

Il est temps de créer une nouvelle normalité.

Lisez les rapports et recommandations dans la publication Vers une nouvelle normalité.

Les impacts genrés de la pandémie sont importants. Les progrès réalisés en 30 ans en matière d’égalité des genres sont menacés.

Vous alimentez le changement

Pour survivre à la pandémie, reconstruire en mieux et mettre le Canada sur la voie de la justice de genre, nous avons besoin de services de soutien solides pour s’attaquer à des problèmes critiques et adapter les interventions aux besoins de la communauté.

Au-delà du financement direct des programmes, nous travaillons également avec notre réseau d’organismes bénéficiaires de base afin d’évaluer et d’améliorer les programmes, de partager les pratiques exemplaires et d’établir les priorités sur le changement systémique et la défense des droits.

Les programmes de subventions de la Fondation mettent l’accent sur trois enjeux de genre importants : l’élimination de la violence fondée sur le genre, l’amélioration du pouvoir économique des femmes et des personnes de diverses identités de genre, et l’autonomisation des filles. Notre quatrième domaine, le développement du leadership inclusif, est incorporé dans tous les domaines de subvention.

Sortir de la violence

Vous soutenez des programmes qui visent à prévenir les situations de violence fondée sur le genre et à intervenir, le cas échéant. Ils fournissent des services tels que l’hébergement d’urgence, l’aide au logement, l’aide à rebâtir sa vie après avoir subi des mauvais traitements, un soutien en cas de crise liée à de la maltraitance et à une exploitation sexuelle, des programmes pour les enfants témoins de violence, et l’éducation sur les relations saines pour les adolescents. Ils effectuent un travail complexe nécessaire pour briser le cycle de la violence dans les familles et les communautés.

  • Relations saines chez les jeunes : Des subventions permettent aux jeunes de tous les genres de s’informer sur la violence dans les fréquentations, les agressions sexuelles et la façon d’établir des relations sûres, saines et égalitaires.
  • Rebâtir des vies : Des subventions aident les survivantes à trouver un logement sûr, des services de soutien aux victimes de violence sexuelle, du counseling, une aide juridique, et apportent un soutien aux enfants témoins de violence.

Pleins feux sur le programme

Les enfants qui séjournent dans les refuges pour femmes avec leur mère ou proche aidante ont besoin d’un soutien spécialisé. Grâce au financement de la Fondation, le Welcome Centre Shelter for Women & Families a été en mesure de fournir aux enfants un counseling personnalisé et des évaluations pédagogiques. « La possibilité pour les femmes de bénéficier d’un soutien individuel pendant leur séjour au refuge – combiné à la COVID-19 et aux conflits avec leurs enfants – nous a permis de les aider à traverser la pandémie sans rencontrer autant de problèmes que d’habitude », explique Lady Laforet, directrice générale.
Dinaly Tran, program facilitator,Il s’agit d’un groupe pour les adolescents qui s’identifient comme non binaires et noirs, autochtones ou personnes de couleur. Pour la coordonnatrice du programme, Dinaly Tran (droit), il est gratifiant de voir les liens et les rapports se créer entre les participants qui se sont rencontrés en ligne pendant la pandémie.

« C’est un espace sûr où les participants essaient différents pronoms ou un nouveau nom, s’ils le souhaitent… parce que nous savons qu’une fois que nous quittons l’espace, ils peuvent se retrouver dans une situation familiale qui ne les soutient pas autant. »

Le programme permet non seulement aux adolescents de parler de sujets difficiles comme le racisme, le consentement, la culture du viol, la violence fondée sur le genre et les relations saines, mais il les prépare également à animer leurs propres ateliers pédagogiques.

« Nous sommes là pour offrir des conseils, mais la plupart du temps, nous laissons la porte ouverte pour qu’ils puissent explorer la façon dont ils veulent tenir ces conversations », explique Shenikqwa Phillip, gestionnaire de programme. Il est gratifiant de voir comment la planification du contenu des ateliers et la tenue des discussions renforcent la confiance, dit-elle.

Black Peer Education Network participant, Shetiephaa WilliamsShetiephaa Williams, participante (droit), explique que l’idée de faire une présentation sur la violence fondée sur le genre la rendait nerveuse, mais qu’elle est fière du résultat et souhaite poursuivre l’éducation par les pairs à l’avenir.

« Tout est arrivé à point nommé – les gens, le programme. Le fait de pouvoir parler de n’importe quel sujet et d’écouter, sans être jugée, a fait en sorte que je me suis sentie en sécurité. Je le recommande vivement! »

Hors de la pauvreté

Votre soutien permet aux programmes de développement économique de réduire la pauvreté liée au genre et de renforcer la stabilité financière de celles qui en ont le plus besoin. Ces programmes visent à :

  • fournir un « soutien global » pour aider les participantes à surmonter les obstacles pour accéder d’abord aux programmes;
  • aider les participantes à pénétrer des domaines bien rémunérés où les femmes sont traditionnellement sous-représentées : construction, menuiserie, électricité, mécanique automobile et technologie;
  • enseigner l’entrepreneuriat;
  • aider les femmes à acquérir des compétences professionnelles et une expérience de travail dans des entreprises à « vocation sociale » gérées par des organisations communautaires à but non lucratif.

Grâce au Programme de préparation à l’investissement de la Fondation, rendu possible par la Stratégie d’innovation sociale et de finance sociale du gouvernement du Canada, les organismes dirigés par des femmes et offrant des services aux femmes ont reçu des fonds et des outils pour se joindre à l’innovation sociale et à l’écosystème de finance sociale au Canada. Ce programme s’avère important pour la pérennité des organismes d’égalité des genres. En tout, 41 organisations ont été financées, dont près de 70 % sont dirigées par les communautés qu’elles desservent. Parmi elles, 97 % ont fait état d’une amélioration de leurs connaissances en matière de finance sociale, ont mis à jour leurs plans stratégiques pour y inclure des stratégies d’entreprise sociale et ont créé des modèles d’affaires plus solides.

Pleins feux sur le programme

« La possibilité de travailler dans des communautés autochtones et de favoriser l’innovation sociale à l’appui de programmes culturels durables est une opportunité extraordinaire que nous ne tenons pas pour acquise. »
– Candace Simon, directrice de programme
Imaginez essayer de lancer votre propre entreprise sans avoir un ordinateur en état de marche.

Le manque d’équipement technologique de base est l’un des obstacles auxquels les femmes clientes de SEED Winnipeg font face.

« Au moment de lancer le programme, j’ai eu besoin de conseils et de mentorat de la part de personnes qui avaient de l’expérience en affaires, dit Candace, participante au programme. À la fin du programme, je comprenais mieux comment gérer l’argent et démarrer une entreprise. »

Candace, SEED Winnipeg Program participant« Grâce au programme de prêt d’ordinateurs portables, je suis maintenant équipée d’un ordinateur fonctionnel. En tant que mère autochtone, j’ai à cœur de faire du Canada un meilleur endroit pour mon fils, ma famille, ma communauté et les générations futures. »

Mise à jour de la stratégie pour le Nord

Pour soutenir les efforts en matière de justice de genre dans le Nord, il faut d’abord renforcer les relations communautaires et mieux comprendre le caractère unique de la région.

En partenariat avec la fondation MakeWay, nous avons eu l’honneur d’apporter notre soutien au lancement d’un comité consultatif des femmes et des filles du Nord, composé de représentantes du Yukon, des Territoires du Nord-Ouest, du Nunavut, du Nunavik et du Nunatsiavut. Ce comité dynamique fournit un leadership pour l’octroi de subventions dans le Nord et a déjà ouvert des portes permettant à la Fondation de soutenir cinq excellentes initiatives.

Gagner en confiance

Le Fonds des filles soutient des programmes qui donnent aux filles et aux jeunes de diverses identités de genre des outils pour devenir des personnes confiantes et résilientes, au moment où elles en ont le plus besoin. Ils renforcent les compétences des participantes, leur offrent des possibilités de mentorat et développent leur estime de soi dans des espaces sûrs qui leur sont réservés.

Les programmes du Fonds des filles offrent :

  • une éducation STIM
  • des sports et des activités physiques
  • des connaissances sur les médias
  • des occasions de culture et de liens autochtones
  • du mentorat et un leadership

Pleins feux sur les programmes

Les programmes créent des espaces qui permettent aux filles de développer un sentiment d’appartenance à la communauté, d’examiner les problèmes de leur quotidien, et de faire preuve d’activisme et de leadership. « Il a été gratifiant de voir les filles se construire une communauté sûre où elles peuvent s’appuyer les unes les autres, déclare Era Rana, coordonnatrice du leadership chez les filles. Peut-être qu’une d’entre elles fût victime d’intimidation, ou lassée des cours, ou simplement fatiguée d’être isolée. Toutefois, pendant les deux heures du programme, elle a fait partie d’un milieu positif. »
Le programme RISE Empowerment a occupé une place importante au cours de l’adolescence de Sabine Duknic. À 12 ans, elle s’est inscrite comme participante et aujourd’hui, à 17 ans, elle occupe un emploi d’été pour étudiants au sein du programme.

En tant que participante, elle a aimé que le programme amène les filles à parler de la représentation des femmes dans les médias et la musique. « J’ai pu observer des personnes comme moi et des personnes de divers horizons faire des choses vraiment positives que je n’aurais pas vues dans d’autres formes de médias. »

Elle a également tissé des liens avec les autres participantes grâce aux activités de plein air, aux jeux, à l’artisanat et aux discussions. « Beaucoup d’activités impliquaient la communication et l’esprit d’équipe. J’ai rencontré beaucoup d’amis de cette façon et je continue d’en faire de nouveaux, et cela a renforcé ma confiance en moi. » Aujourd’hui, alors qu’elle travaille dans le cadre du programme, elle applique les compétences de leadership qu’elle a acquises en cours de route.

Selon Sabine, le programme offre aussi un refuge aux jeunes qui pourraient autrement se sentir exclus.

« Souvent, il n’y a pas d’espace pour les jeunes qui ne correspondent pas à la définition binaire du genre. Ces deux dernières années, quelques-uns sont venus à la recherche d’un espace sûr pour continuer à développer leurs propres compétences, ce qu’ils ont réussi à faire ici comme nulle part ailleurs. C’est un endroit où vous pouvez vous détendre et vous sentir inclus. »

Grâce à vous, la justice de genre reste d’actualité

Vous favorisez la « vision à long terme » permettant de comprendre les tendances, de répondre aux éléments de preuve et d’encourager fortement l’adoption des meilleures pratiques pour mettre fin à l’injustice de genre.

  • Vers une nouvelle normalité : Une feuille de route pour la relance en cas de pandémie
    Ces rapports fournissent aux responsables et décideurs politiques une feuille de route pour une relance genrée. Ils abordent des questions clés comme le financement du secteur des femmes, l’économie des soins, la violence fondée sur le genre et l’édification d’un leadership inclusif. Lire les rapports sur notre site web.
  • Mesures visant à protéger le Canada contre les pics de violence fondée sur le genre
    Le risque de violence fondée sur le genre a considérablement augmenté pendant la pandémie. Comment pouvons-nous prévenir les pics liés aux crises, aujourd’hui et à l’avenir? Nous coordonnons la recherche essentielle, les recommandations stratégiques et l’action sur cette question avec le soutien du gouvernement du Canada.
  • Amélioration du processus décisionnel
    Vous nous aidez à faire notre part pour améliorer la politique nationale et la prise de décision en matière de justice de genre, et vous agissez directement vous-même. Grâce à votre soutien habilitant, la Fondation siège à des comités consultatifs clés sur la violence fondée sur le genre, l’approvisionnement et les achats relatifs à la COVID-19, et le secteur caritatif.

    Nous avons également soumis des documents visant à éclairer des enjeux politiques comme le budget fédéral de 2021. De plus, vous avez signé nos pétitions en ligne sur des préoccupations charnières comme la formation des juges sur l’agression sexuelle, le plan national de garde d’enfants et le plan d’action national contre la violence fondée sur le genre.

  • Outils numériques pour lutter contre le harcèlement sexuel
    La Fondation canadienne des femmes et AprèsMoiAussi collaborent à la création d’une plateforme en ligne, la première du genre, pour aider les victimes de harcèlement et d’agression sexuelle en milieu de travail à parcourir les options concernant le signalement et la poursuite de la justice. La plateforme permettra de démystifier le jargon et les procédures juridiques, en offrant des informations en langage clair sur les lois provinciales et territoriales pertinentes, en français et en anglais. Le lancement est prévu pour le début de l’année 2022.
  • Balado « Alright, Now What? »

    Depuis 2020, des centaines d’auditeurs se joignent à nos experts et invités toutes les deux semaines pour ajouter une perspective féministe intersectionnelle sur des reportages qui semblent refaire surface et nous inciter à nous demander : « Pourquoi cela se produit-il encore? » Nous explorons les racines systémiques de ces problèmes et les stratégies de changement. Abonnez-vous dès aujourd’hui sur canadianwomen.org/podcast (en anglais).

  • Prix annuel Landsberg
    Le journalisme d’enquête joue un rôle clé dans la promotion de la justice de genre. Ainsi, la Fondation canadienne des femmes présente de concert avec la Fondation pour le journalisme canadien le prix Landsberg qui rend hommage au journalisme exceptionnel sur l’égalité des genres.
    Félicitations à Elizabeth Renzetti (à gauche), lauréate de 2020, ainsi qu’à Alyshah Hasham (centre) et Wendy Gillis (à droit), lauréates de 2021.

Violence au foyer appel à l’aide

L’Appel à l’aide est un simple geste de la main que la personne peut faire pendant un appel vidéo afin d’indiquer qu’elle souhaite que quelqu’un s’informe auprès d’elle de façon sécuritaire à savoir si tout va bien.

Depuis que nous l’avons lancé en 2020, en réponse à l’augmentation du risque de violence fondée sur le genre, l’Appel à l’aide est rapidement devenu viral. Le message d’intérêt public vidéo a été visionné plus d’un million de fois sur YouTube et des centaines de reportages ont été consacrés à l’Appel.

Un sondage réalisé en 2020 a révélé qu’environ une personne sur trois au Canada sait en quoi consiste l’Appel, l’a vu ou l’a utilisé. Partagé dans 44 pays, dont le Japon, l’Italie, l’Angleterre, les États-Unis, le Brésil et la France, il a récemment été reconnu par The One Club’s One Show, Cannes Lions International Festival of Creativity, et Marketing Awards 2021.

Il y a encore beaucoup à faire pour que tout le monde au Canada appuie les personnes confrontées à la violence et joue un rôle pour mettre fin à la violence fondée sur le genre.

Apprenez-en davantage sur l’Appel à l’aide et sur la façon d’y répondre.

PERSÉVÉRANTES, TOUJOURS : 30 ans d’impact pour la justice de genre

  • 1991 : Après que deux amies de l’école primaire, Nancy Ruth et Susan Woods, rêvent d’orienter la philanthropie vers l’égalité des genres, huit mères fondatrices lancent la Fondation. Beverley Wybrow devient présidente et directrice générale. La Fondation lève des fonds et octroie 50 000 dollars de subventions à six organisations.

  • 1996 : Le Consortium pour les femmes et le développement économique réunit des donateurs qui s’engagent à verser 2,4 millions de dollars pour des programmes favorisant le travail autonome des femmes. Depuis le lancement de la Fondation, plus de 3 millions de dollars sont collectés et 46 programmes sont financés.*
  • 1998 : La très honorable Kim Campbell, première femme à être élue premier ministre du Canada, prend la parole lors de la collecte de fonds annuelle.
  • 2001 : Depuis le lancement de la Fondation, plus de 9 millions de dollars sont recueillis et 287 programmes sont financés*.
  • 2002 : Le Forum national des adolescents sur la violence à l’égard des femmes et des filles regroupe des programmes sur la violence dans les fréquentations et les relations saines afin de partager les meilleures pratiques.
  • 2003 : L’Institut national de formation voit le jour pour renforcer le réseau des organisations de femmes.
  • 2004 : Le prix Michele Landsberg est lancé pour reconnaître le leadership des jeunes femmes par l’activisme.
  • 2006 : La campagne Shelter from the Storm permet de collecter des fonds pour les refuges pour femmes à travers le Canada. Les fonds sont consacrés à deux nouveaux domaines : l’établissement de relations saines chez les adolescents et l’autonomisation des filles. Depuis le lancement de la Fondation, plus de 22 millions de dollars ont été recueillis et 274 programmes ont été financés.*
  • 2008 : La campagne « Women Moving Women » aide 2 500 femmes à sortir de la pauvreté.
  • 2010 : La grande vedette canadienne Anne Murray reçoit le prix du leadership de la Soirée Sisterhood.
  • 2011 : Le don testamentaire d’Ann Southam s’élève à plus de 17 millions de dollars, le plus important don individuel jamais fait à une organisation canadienne de femmes. Plus de 50 millions de dollars ont été recueillis et 437 programmes ont été financés depuis le lancement de la Fondation*.
  • 2012 : Le Leadership Institute, en partenariat avec le Coady Institute de l’Université Saint-Francis-Xavier, propose un programme de leadership à des femmes travaillant dans le secteur non lucratif. Plus de 70 femmes reçoivent une formation sur trois ans.
  • 2013 : Un nouveau groupe de travail national contre la traite des personnes est chargé de mener des recherches, d’élaborer des stratégies et d’accorder des subventions pour mettre fin à l’exploitation sexuelle.
  • 2015-2016 : Les campagnes As We Are et Girl Powered mettent l’accent sur l’autonomisation des filles, alors que la campagne Get Consent lutte contre la violence sexuelle.
  • 2017 : Notre partenariat avec AprèsMoiAussi répond à la demande croissante de services en matière de violence sexuelle au Canada. Le Réseau d’égalité des genres Canada réunit plus de 130 femmes leaders afin de planifier l’avancement de l’égalité des genres. Plus de 80 millions de dollars sont recueillis et 1 500 programmes sont financés depuis le lancement de la Fondation*.
  • 2018 : Anita Hill, juriste, militante activiste et auteure, parle de son plaidoyer avant-gardiste sur le harcèlement sexuel à The Exchange.
  • 2019 : La Fondation développe une stratégie pour optimiser son impact dans les communautés du Nord.
  • 2020 : L’Appel à l’aide cible le risque accru de violence basée sur le genre pendant la pandémie.
  • 2020-2021 : Entre avril 2020 et août 2021, les subventions d’urgence totalisant $43 millions de dollars sont distribuées à des programmes et des organisations consacrés à la justice de genre.

    *Le nombre de programmes financés est approximatif et dépend du calendrier de nos processus de subventions.

Votre impact persévérant

de septembre 2019 à mars 2021
  • 818 programmes de justice de genre financés dans tout le Canada*
  • 1 million et plus vies améliorées**
  • 128 programmes à l’intention des communautés des premières nations, des métis et des inuits
  • 165 programmes à l’intention des communautés rurales, éloignées et du nord
  • 5 794 454 $ versés par des donateurs
  • 3 997 donateurs (particuliers, fondations et sociétés)
  • 5 463 lettres de plaidoyer envoyées en ligne aux décideurs par des gens comme vous
  • Territoires (Yukon, Territoires du Nord-Ouest, Nunavut) : 27 programmes, 10 000 et plus vies améliorées
  • Colombie-Britannique : 123 programmes, 248 500 et plus vies améliorées
  • Les Prairies (Alberta, Saskatchewan, Manitoba) : 205 programmes, 275 000 et plus vies améliorées
  • Québec : 39 programmes, 2 560 vies améliorées
  • Provinces atlantiques (Terre-Neuve-et-Labrador, île du Prince-Édouard, Nouvelle-Écosse, Nouveau-Brunswick) : 115 programmes, 168 000 et plus vies améliorées
  • Ontario : 309 programmes, 394 000 et plus vies améliorées

*Comprend les bénéficiaires de subventions pluriannuelles, de subventions annuelles et de fonds d’urgence en cas de pandémie. Pour obtenir une description des programmes de subventions pluriannuelles et annuelles, visitez le site https://canadianwomen.org/fr/program/

**Estimation basée sur les prévisions de participants directs au programme, de personnes indirectement touchées par le programme et de personnes aidées par l’organisation.

Finances 2019-2021

Le présent rapport d’impact couvre deux exercices, l’année financière de 12 mois du 1er septembre 2019 au 31 août 2020 et l’année financière de sept mois du 1er septembre 2020 au 31 mars 2021.

La Fondation a modifié la fin de son année financière pour mieux s’aligner sur les projets et activités en cours. À l’avenir, nos années financières s’étendront du 1er avril au 31 mars.

2019-2020

Revenu total reçu au cours de l’exercice financier :
19 457 620 $

Total des dépenses :
20 468 031 $

Investissment total dans les communautés :
18 351 828 $

2020-2021

Revenu total reçu au cours de l’exercice financier :
30 205 118 $

Total des dépenses :
28 421 617 $

Investissment total dans les communautés :
27 641 031 $

« Depuis sa création en 1991, la Fondation canadienne des femmes est une voix puissante et importante pour l’égalité des droits et des chances pour les femmes et les filles. Je suis persuadée que la Fondation continuera de promouvoir l’avancement des femmes et des enfants, alors que nous déployons des efforts de restructuration dans un monde post-pandémique. »
Kiki Delaney, Donatrice de longue date de la Fondation canadienne des femmes
« Nous espérons que notre projet pourra inspirer d’autres femmes et filles à réaliser des choses qui dépassent leur imagination la plus folle. »
Jason and Marilyne Ellis, qui ont parcouru 1 940 km à vélo pour rendre hommage à la défunte grand-mère de Jason, Katie Ellis, et récolter des fonds pour la Fondation
« … J’ai l’impression que, dans une certaine mesure, je fais partie de la solution. Lorsque les choses semblent hors de contrôle (comme c’est le cas en ce moment!), il est réconfortant de sentir que votre soutien et vos choix comptent. »
Christine Gresham, donatrice mensuelle

« La Fondation canadienne des femmes est une incroyable force de changement. Votre soutien rendra le monde meilleur pour les féministes de demain et les agents de changement comme Iver. »

Chelsea Stellick (et bébé Iver), Bénévole au comité des événements de Calgary

« Nous savons qu’avec le soutien approprié, les femmes et les filles peuvent changer leur vie, leur communauté et le monde. »

Grey Birch Foundation, donatrice
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